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Publication ou Edition ?

Votre but est-il vraiment de gagner de l’argent avec ce que vous faites ? Ou bien d’être lu par le plus grand nombre ? Si vous vous situez dans ces deux cas, vous avez de toute façon besoin de vous distinguer en terme d’édition.

Autrement, si vous souhaitez simplement être lu par quelques uns, discuter autour de vos écrits… pourquoi pas juste publier vos écrits en ligne ?

Publication : gratuit et sans contrainte

Vous vous dites peut-être que le succès, la gloire, qu’on imprime vos livres et qu’on les diffuse, et bien vous vous en fichez. C’est tout à fait compréhensible et aujourd’hui beaucoup d’auteurs diffusent gratuitement via des sites ou des plateformes leurs livres directement sous des licences libres de droit.

Parmi ces sites, il y a les fameuses plateformes de bêta-lecture telles que Wattpad, Scribay ou Atramenta. Mais il y a aussi des sites tels que Smashwords (en anglais), Edition999 ou Booknode. Cette liste n’est pas exhaustive, et vous pouvez aussi facilement mettre votre livre directement sur une page Facebook par exemple.

Dans tous les cas, ce qui compte ici, c’est que vous sachiez que ce choix existe : vous pouvez publier gratuitement votre livre sur l’Internet. 

L’édition : vers la papier

Pour rappel, l’édition du livre correspond à l’acte consistant à le rendre disponible à l’achat pour votre lecteur. Quelque soit les modalités d’édition choisies, votre but va donc a minima d’être lu par un certain lectorat. Certains peuvent voir l’édition comme un complément de revenu ou une légitimité professionnelle. 

 Concrètement, il y a deux grandes possibilités qui diffèrent selon vos besoins de diffusion. Si par exemple vous éditez un livre destiné à la famille, ou un cercle d’amis, vous pouvez simplement opter pour de l’impression à la demande*. Si vous visez plus grand, vous avez toujours cette possibilité, mais vous pouvez également vendre vos livres par vos propres moyens en passant par un imprimeur.

* l’impression à la demande consiste à imprimer un livre à la commande du lecteur puis de l’envoyer. Ce procédé augmente le prix du livre mais permet de ne pas avoir à gérer de stock.

, vous allez toucher plus de personnes en rendant votre livre disponible à l’achat, que ce soit sur Amazon, dans les librairies, sur votre site… 

 

 

Ces questions ne sont pas exhaustives, mais si vous ne vous retrouvez pas dans cette question, et que votre but est simplement de voyager à travers des histoires… alors avez-vous vraiment besoin d’écrire ? Certains écrivent justement pour vivre des histoires qu’ils ne trouvent pas ailleurs. C’est louable, mais il faut se rendre compte que l’écriture demande un certain aplomb. Rêvasser de votre histoire ne suffit pas ? Ceci est une vraie question à se poser selon moi.

Être auteur ou être lecteur ?

Cela ne répond évidemment pas à la même exigence. Mais les deux ont leurs avantages. Il ne faut pas nier l’aspect cathartique et d’élévation de la lecture.

Une chose est sûre : il faut lire pour écrire. Pourquoi ? Car nous avons tous lu et sommes tous imprégnés par certains écrits dans notre vie. Il n’y a donc pas de création écrite qui soit totalement indépendante de nos lectures. Même si l’on écrit pour soi, lire les autres permet de mieux trouver les mots qui vont nous aider à mieux faire accoucher notre pensée. Pour ceux qui chercheraient à être lu par les autres, il est essentiel d’identifier les genres existants, pour savoir à quel lecteur on confie notre écrit. Au-delà de cela, le style se travaille en écrivant, mais aussi en lisant

En lisant en écrivant.

Julien Gracq, auteur et théoricien Français de l’écriture a publié en 1980 un livre qui se nomme “En lisant en écrivant”. Ce livre parle du fait que l’auteur lit ce qu’il écrit tout en écrivant ce qu’il lit. Dans ce livre, il mène une réflexion sur l’écriture à l’heure du cinéma et dans une sphère où la culture prend toujours plus de place et de l’histoire de la littérature. Mais ce qui nous intéresse, c’est surtout la partie où il s’intéresse à l’espace entre lecture et écriture. 

Sans rentrer dans les détails, la réflexion faite nous pousse à nous intéresser au processus d’écriture mais aussi à celui de lecture. Dans la lecture, vous faites aussi une part de l’écriture, et vice-versa. Considérant cela, n’oubliez pas que votre créativité se déploie également à la lecture. Selon certains théoriciens, il y a même trois histoires dans l’écriture : celle pensée par l’auteur, celle écrite par l’auteur, et celle lue par le lecteur. Forcément, les trois ont un fort rapport mais tout réside dans les moyens de communication employés. (Là encore, il faudra garder cela en tête lors de votre écriture)

Il ne faut donc pas faire de la lecture quelque chose de passif et moins noble que l’écriture. Il s’agirait d’une mauvaise raison pour écrire.

Vous avez outrepassé toutes les questions et vous avez résisté aux arguments ci-dessus ? Alors c’est bon, vous êtes prêt à écrire !

Vous avez encore des questions ou des doutes à ce propos ? Venez me voir sur Discord 😉

La chaîne du livre

La chaîne du livre, c’est quoi ?

Il nous semble important de le savoir, c’est pourquoi on vous propose deux contenus qui nous semblent particulièrement bien faits à ce propos.

Qu’en pense Samantha Bailly ?

 

Samantha Bailly, autrice jeunesse engagée, nous explique comment la chaîne du livre fonctionne dans l’édition classique.

La vision de Maliki

Maliki, auteur de BD, a quant à lui décidé de nous expliquer tout ça avec son art préféré :

Cliquez pour visualiser son strip dans un nouvel onglet

Il explore une facette plus alternative de l’édition, en proposant le soutien direct par les lecteurs comme alternative à l’édition classique comme concrétisation de l’auto-édition. Nous sommes également sur cette ligne même si nous pensons également que l’édition classique a son importance pour distinguer et sélectionner selon une ligne éditoriale qui permet au lecteur de savoir ce qu’il lit et mieux se repérer.

L’auto-édition est-elle pour tout le monde ?

Pour parler d’auto-édition, il faut avant parler d’édition tout court. Souvent on oppose un auteur édité et auteur auto-édité sur le terrain de la qualité de son écriture ou de son professionnalisme. On oppose assez souvent qu’un auteur auto-édité n’est pas un écrivain au sens noble du terme car celui-ci n’aura pas été adoubé par un éditeur reconnu. 

Pour Livres Particuliers, il n’y a pas de bon ou mauvais choix quant à l’édition d’un livre. Encore faut-il savoir pourquoi ce choix est fait vers l’un ou l’autre camp. 

Qu’est-ce qu’un succès de librairie ? 

Une mise au point s’impose. Souvent lorsqu’on souhaite écrire un livre, notre entourage ou nous même nous imaginons vendre des millions d’exemplaires de notre livre, alimentés que nous sommes de l’audience médiatique concentrée autour de certains livres. 

La réalité est bien loin de cet eldorado. Il existe bien des livres qui se vendent à des centaines de milliers d’exemplaires, mais à moins que vous ne soyez un membre de la liste ci-dessous, ne rêvez pas, c’est mission impossible. 

Comment se démarquer dans la marée de livres édités ?

En France, un livre édité se vend en moyenne entre 500 et 800 exemplaires pour un premier roman. Toutefois ce chiffre est largement tiré par les meilleures ventes puisqu’il s’agit d’une moyenne. 

En réalité, un livre se vend souvent à moins de 300 exemplaires sur l’année.

L’édition classique est-elle un objectif doré ? 

Oui et non. 

Cette réponse de Normand ne vous satisfait pas mais c’est la réalité. Cette réalité dépend des objectifs de chacun. 

Oui si

  • Votre rêve est d’être édité par une maison d’édition et le nombre de ventes importe peu : vous avez accès aux maisons d’écrivain et relevez du régime des artistes-auteurs.
  • Vous avez besoin d’être accompagné et pris en charge par un professionnel pour être à 100% sur votre écriture.

Non si :

  •  Vous rêvez que votre premier livre soit un best-seller (moins de 1% des livres publiés sont un best-seller)
  • Vous souhaitez être payé à chaque livre vendu : en moyenne il faut attendre 15 mois après le lancement du livre, pour que l’auteur récupère des droits d’auteurs, s’il en a.
  • Vous pensez avoir la belle vie et ne rien faire : de plus en plus, les auteurs sont mis à contribution dans la promotion commerciale de leur livres sur les salons et auprès des médias sans être payé pour cela. Rôle qui devrait normalement être pris en charge au maximum par la maison d’édition car il s’agit de son rôle. Sinon, autant s’auto-édité si c’est pour se retrouver à faire la même chose mais moins bien payé en pourcentage sur le livre. 

Et l’auto-édition alors ? 

Même si l’édition classique n’est pas forcément ce qu’on attend, l’auto-édition est-elle pour autant le graal pour un auteur ? 

Oui et non. 

Vous êtes habitué à cette demie-réponse teintée de compromis ? Voilà notre observation sur l’auto-édition : 

Oui si

  • Vous souhaitez être libre de tout contrat et conserver la totalité de vos droits d’auteurs
  • Percevoir plus que les 6 à 10% de droits qu’un contrat d’édition classique vous réserve
  • Être sur à 100% de voir votre livre édité
  • Le paiement immédiat au fur et à mesure des ventes des livres
  • Vous savez que les difficultés liées à l’auto-édition font une part intégrante de votre aventure
  • Vous n’avez pas besoin du regard et de l’approbation d’un éditeur
  • Vous pensez que le système de l’édition tel qu’il existe n’est pas le meilleur pour l’auteur
  • Même si vous n’avez pas un sou, vous pouvez imprimer votre livre sans avancer d’argent grâce à l’impression à la demande et aux livres numériques
  • Vous préférez toucher jusqu’à 70% de droits d’auteurs au lieu de maximum 10% avec un éditeur
  • On n’est jamais mieux servi que par soi-même

Non si

  • Vous ne nous sentez pas prêt à assumer le travail d’un éditeur : correction, réécriture, mise en page, s’occuper de l’impression, de la publication, de la distribution, démarchage pour déposer votre livre en librairie, constitution d’un réseau et d’une communauté de lecteurs par exemple. Etant donné la complexité afin d’être accepté à compte d’éditeur, certaines de ces tâches doivent de toute façon être faites par l’auteur
  • Vous ne vous sentez pas prêt à faire appel à des prestataires, qui seront indispensables pour faire certaines des tâches citées ci-dessus.

Qu’en pense Livres Particuliers ? 

Aujourd’hui, la chaîne du livre est en train de changer. Pour certains, les éditeurs sont le centre de tout, sans qui rien ne peux se faire. Pour d’autres, les éditeurs ne sont qu’un simple intermédiaire qui concentre ses efforts sur ses poulains qui lui rapportent de l’or quitte à en sacrifier d’autres. 

Certains ont besoin ou pensent avoir besoin qu’un éditeur leur prenne la main, alors que l’autre catégorie pense que le véritable créateur de valeur c’est l’auteur et non l’éditeur qui est un agent commercial. 

Cependant tout n’est pas à jeter dans le système d’édition classique, il y a seulement un changement de paradigme à opérer pour que le rapport de force penche enfin du côté de l’auteur sans qui rien n’existerait. 

Il ne faut pas non plus penser que les auteurs doivent rejeter totalement les éditeurs classiques  si ceux-ci justifient d’une plue-value commerciale qui va aider l’auteur à être reconnu plus largement. Toutefois, dans une économie du livre ou la stratégie consiste à inonder le marché en surproduisant, sans penser aux conséquences économiques et écologiques de tels actes, la place est minuscule en dehors des best-sellers. La prise de risque financière est le centre de la question pour les éditeurs qui ne mettent rien en oeuvre pour favoriser une diversité des livres. Il suffit de voir les prix auxquels ils vendent les livres numériques par rapport au prix d’un livre papier. La marge économique de l’éditeur orientant sa stratégie au détriment de l’auteur et du lecteur. 

Bien sûr, nous avons conscience qu’un grand nombre de petits éditeurs croulent sur leurs charges fixes qui ne sont pas compensées par la masse de leurs ventes (tout comme les libraires). Dans un contexte où il est complexe pour eux de sortir la tête de l’eau, il est impossible d’entrer pour eux dans un système où l’auteur est mieux rémunéré. Cela vient avant tout selon nous de problèmes inhérents à la chaîne du livre particulièrement en France. Nous y reviendrons.

Il suffit de voir des pépites et réussites du côté de l’auto-édition pour être sur que ce chemin n’est certainement pas celui de la honte, mais au contraire est celui de la reconnaissance en tant qu’auteur et écrivain. 

Pour n’en citer que quelques-un(e)s

  • Maliki et ses succès en financement participatifs
  • E.L. James (50 nuances de Grey)
  • Agnès-Martin Lugand (Les gens heureux lisent et boivent du café)
  • Hugh Howey (Silo : 500 000 livres vendus et droits d’adaptation achetés par Ridley Scott)
  • Aurélie Valognes (25 000 exemplaires de son premier livre numérique vendus)
  • Amélie Antoine (15 000 ventes sur amazon)
  • Les auteurs et autrices qui ne vendent pas des dizaines de milliers de livres mais qui sont très heureux d’avoir édité leur livre ! 
  • Vous ? 

Si vous souhaitez apprendre à éditer votre livre, à améliorer votre écriture, à vous publier ou même communiquer comme un auteur pro, avec ou sans maison d’édition, Livres Particuliers est justement là pour vous aider… Alors contactez-nous 🙂

Les mentions légales

Dans tous les livres, il y a des normes à respecter, celles-ci sont  les mentions légales. Pour avoir des mentions légales parfaites et réglementaires, il y a 5 indications à ajouter à votre livre.

  1. Le Copyright

Pour le copyright, il est à indiquer selon le modèle suivant :

© année de publication, le propriétaire des droits

Exemple : © 2018, Livres Particuliers

 

Pour le propriétaire des droits, il s’agit soit de vous-même, soit de l’éditeur ou une autre personne qui détiens les droits.

 

2. L’éditeur

Il faut indiquer le nom et l’adresse de l’éditeur. Comme par exemple ci-dessous :

Edition : Livres Particuliers,

123 avenue des pandas, 75000 Paris

3. L’imprimeur

La mention de l’imprimeur fonctionne de la même manière avec nom de l’imprimeur et son adresse.

Imprimeur : Pandaprint

124 rue des pandas roux, 75000 Paris

4. L’ISBN

Le numéro ISBN que vous avez reçu de la part de l’AFNIL est à recopier ici. Il s’agit du même numéro qui sert pour le code-barres. Faites le apparaître avec les tirets entre chaque groupe de nombre car sans les tirets il s’agit de l’EAN. Le numéro ISBN commence toujours par 978-2-xxxx-xxxx-x.

ISBN : 978-2-xxxx-xxxx-x

Pour savoir comment obtenir un numéro ISBN, le mettre sur son livre et le transformer en code-barres, rendez-vous sur le guide complet sur l’ISBN. (insérer le lien).

5. Le Dépôt légal

Le dépôt légal à la BNF est la dernière chose mentionnée dans cet article, mais n’en est pas moins important. Ainsi comme indiqué dans la formation ISBN/EAN/Dépôt légal, tous les livres doivent être déposés en un seul exemplaires à la BNF (Bibliothèque Nationale de France).

Pour savoir comment faire un dépôt légal, référez-vous au guide sur le dépôt légal ici

Ici vous devez simplement mentionner la date du dépôt légal. La présentation est la suivante : Dépôt légal : mois et année de la publication. Ci-dessous un exemple si le livre est publié en janvier 2018.

Dépôt légal : janvier 2018

Astuce :

En cas de doute malgré nos explications, n’hésitez pas à regarder les mentions légales d’un livre récent et à les reproduire avec vos informations.

Vous trouverez ci-dessous un visuel récapitulatif de ce qui a été énoncé plus haut.

Exemple de page comportant les mentions légales d'un livre

Les “Éditions XXX” acceptent votre manuscrit pour 1500€ !

Avec ce titre ironique, on veut dénoncer une réalité à laquelle sont confrontés beaucoup d’auteurs.

Ils cherchent un éditeur sur Internet, qui serait prêt à travailler avec eux afin de voir éclore en librairie leur manuscrit. Ils décident alors de taper « éditeur » dans leur moteur de recherche préféré. Et là, ils tombent sur cette magnifique liste : 

Dans cette liste, il n’y a malheureusement aucun éditeur qui va sérieusement sélectionner son texte. Et pour cause : le modèle économique de ces « maisons d’édition » ne repose pas sur le succès de votre livre, mais sur votre paiement de leurs prestations à l’entrée. (les plus malins d’entre vous auront sans doute vu l’encadré annonçant que ce sont des publicités. Quoiqu’il en soit, ces entreprises restent les mieux référencées.)

Distinguer édition à compte d’auteur et édition à compte d’éditeur

Leur nom donne déjà une indication utile : à compte d’auteur, l’auteur paie, à compte d’éditeur, l’éditeur paie. Mais ce n’est pas tout !

Le compte d’éditeur

Le compte d’éditeur, c’est l’édition qu’on qualifiera de “classique”. Le rôle de l’éditeur ici est de bien choisir les livres qui parviendront à toucher un certain lectorat correspondant à sa ligne éditoriale. Il va donc prendre les droits sur le livre dont il a besoin pour assurer une diffusion constante et pouvoir prendre les largesses commerciales nécessaires à la vente du livre. Dans ce mode d’édition, l’auteur perd donc certains droits sur son oeuvre (et « c’est tout »), contre :

  • La mise en page, le choix de la couverture, de la quatrième, la correction du livre (le tout étant évidemment un travail collégial, les détails varient selon les éditeurs)
  • Un à-valoir correspondant à une avance  sur les premières ventes (de 500 à 2000€ pour un premier roman)
  • De 7 à 12% du prix du livre par livre vendu
  • Quelques exemplaires
  • L’impression, la diffusion et distribution effective de son livre qui doit être disponible sur une période donnée (au moins un an)

Ce type de contrat d’édition entraîne des frais non-négligeables pour la maison d’édition qui s’engage alors vraiment corps et âme dans votre réussite. Vous n’avancez aucun frais, si ce n’est l’envoi du manuscrit papier au départ, si c’est demandé.

On touche d’ailleurs le problème principal du compte d’éditeur aujourd’hui, il y a énormément de postulants, dont beaucoup qui ne rentrent pas dans la ligne éditoriale. Ce traitement prend beaucoup de temps et d’argent.

Le compte d’auteur

 

L’édition à compte d’auteur ne pose pas tant problème tant qu’il n’est qu’un outil à disposition des auteurs. Et c’est bien là le souci que nous avons avec certaines d’entres elles qui jouent consciemment avec l’incompréhension des auteurs. Tous les auteurs ne savent pas faire la différence entre compte d’éditeur et compte d’auteur… Même si, et c’est justement le problème, on ne peut pas le savoir en un seul coup d’œil. 

Le compte d’auteur réside donc dans le fait de vous vendre l’intégralité ou non des prestations qui ont été offertes contre vos droits sur le livre par les maisons d’édition à compte d’éditeur. Vous payez donc la totalité (ou pour alléger la facture, certaines vous demandent de faire toute ou partie de ces travaux) :

  • Mise en page
  • Correction
  • Couverture
  • Quatrième de couverture
  • Impression
  • Diffusion
  • Distribution

Bien sûr, la facture peut vite monter. Mais aujourd’hui on trouve des contrats qui vont de 0€ à 3000€.

Nous pensons que le compte d’auteur n’est pas forcément à jeter, mais gardez tout de même en tête que le lectorat est précieux, et que les éditeurs ayant réussis à obtenir un lectorat fidèle réussissent facilement à trouver des acquéreurs. Inversement, réussir à trouver des lecteurs que ce soit en compte d’auteur ou en auto-édition relève du parcours du combattant… Pas impossible non plus cela dit ! Nous essayons de vous donner les clés pour distinguer tout cela.

Retenez par contre que lorsque les éditeurs à compte d’auteur ne vous « sélectionne » pas, vous n’êtes malheureusement pas pour autant un réel écrivain ayant un intérêt certain (malgré leurs compliments nombreux juste avant la demande du chèque).

Et c’est justement cette malhonnêteté pugnace de ces acteurs du compte d’auteur qui nous fait dire aujourd’hui qu’elle est à éviter. Ils jouent avec un secteur qui peine à satisfaire l’offre, ils savent que beaucoup d’auteurs sont prêts à tout pour « être édité », alors, ils en profitent en pariant sur la crédulité des auteurs qui se disent « je dois avancer de l’argent pour que mon livre soit imprimé et fonctionne » sauf qu’en pratique l’écrasante majorité des édités à compte d’auteur ne rentre pas dans ses frais.

À retenir !

  • Les maisons d'édition à compte d'auteur sont dissimulées sous une apparence de maison d'édition classique (nous vous ferons bientôt une liste pour vous repérer)
  • L'édition classique (à compte d'éditeur), c'est quand l'éditeur prend à sa charge tous les frais.
  • L'édition classique (à compte d'éditeur) est sélective, l'oeuvre proposée doit correspondre à la ligne éditoriale de l'éditeur.
  • L'édition à compte d'auteur est à étudier comme une prestation de service, ce qu'elle est en réalité.