Archives de catégorie : Gratuit

Créer un attachement à votre personnage

Est-ce que le lecteur va apprécier mon personnage ? 

C’est une question que l’on s’est tous déjà posés. Et nous remercions dores et déjà Aeliana pour sa question sur notre Discord pour sa question qui nous a amené à cet article.

Provoquer des réactions

Le plus important pour votre personnage n’est pas forcément d’être aimé par votre lecteur, mais bien de susciter de la réaction. Qu’il le déteste, qu’il l’aime, qu’il le fasse rire, qu’il le trouve absurde, peu importe, l’important reste de provoquer des réactions à votre lecteur.

Pour cela, vous avez un bon nombre de leviers afin de provoquer votre lecteur.

Caractériser ses personnages

Depuis au moins aussi longtemps que la littérature existe, on ne cesse de s’attacher aux personnages qui nous marquent. Et s’ils nous marquent, c’est parce que leurs traits respectifs souvent exagérés nous permet de saisir rapidement quel type de personnage il est. Souvenez-vous notamment de Candide, pour ceux qui l’ont lu, pour les autres, dites-vous juste que vous avez un personnage qui représente la naïveté incarnée. Forcément, il se distinguera et vous vous en souviendrez longtemps. 

Pour prendre des exemples plus contemporains et en dehors de l’humour, Hermione Granger dans Harry Potter se distingue dès le début par le côté agaçant de la première de la classe. Une fois cela fait, on découvre de plus en plus la profondeur du personnage, ses engagements, son intelligence, sa personnalité et ses actes.

Le physique, s’il est à décrire, ne sera jamais la chose la plus importante. 

Ce qui caractérise votre personnage sera donc :

  1. Un trait principal marquant fortement votre lecteur de prime abord.
  2. Une personnalité qui se distingue à travers ses interactions.
  3. Un défaut (ou plusieurs) qui fait de votre personnage quelqu’un d’unique.
  4. Une aptitude (ou plusieurs) qui fait de votre personnage quelqu’un d’unique.
  5. Des actes forts, qui feront ressortir tous les points précédents dans une idée de cohérence.

L'identification aux personnages

Il s’agit d’une arme très forte à laquelle vous pouvez faire appel. Nous sommes tous beaucoup plus réceptifs aux personnages qui nous ressemblent (ou qui ressemblent à des personnes qu’on apprécie) en tant que lecteur. Un personnage tête en l’air et rêveur aura tendance à plaire d’autant plus aux rêveurs. Cela est effectivement à considérer comme un élément de choix pour la caractérisation de vos personnages, mais peut aussi se révéler être un grand plus pour des lecteurs qui seront totalement conquis.

L’identification n’est cependant pas obligatoire et est à considérer comme un plus. Si votre personnage provoque des réactions et que le contexte explique son cheminement, alors votre lecteur s’attachera de toute façon.

Créer un contexte propice

Dans la majorité des genres littéraires, nous allons retrouver notre personnage dans une situation compliquée. Cette situation est à exploiter au maximum afin de faire s’attacher au personnage : n’hésitez pas à démontrer ses problèmes et la centralité du personnage dans ces derniers. Cela vous permet de créer une empathie autour de votre personnage.

Attention à l’excès d’empathie : l’excès d’orphelins ou de contextes amoureux hyper complexes sont des choses vues et revues, à utiliser seulement si vous avez de bonnes raisons de le faire. 

Votre choix de narration est également important par rapport à votre contexte. Une narration à la première personne peut sembler plus simple mais un décor mieux planté et un contexte mieux expliqué peut aussi jouer en la faveur de votre personnage car on n’aura pas l’impression d’un apitoiement. Vous pouvez même faire parler d’autres personnages à son propos afin d’introduire le contexte : les choix sont multiples.

Créer des dilemmes moraux

Tous les personnages ne sont pas tout noir ou tout blanc. Il faut oser mettre des décisions difficiles dans les mains de vos personnages. Le lecteur connaît votre personnage et se doute souvent fortement de sa décision, mais continue de croire à une autre décision qu’il penserait plus juste. 

Nous entrons ici en plein dans la catharsis. L’idée est de titiller les pulsions et les émotions de votre lecteur en le faisant réagir en allant vers un interdit, vers un mal. Bien sûr, cela n’est pas toujours nécessaires, néanmoins, cela vous permet de poser des questions fortes au lecteur qui s’est identifié.

Mon astuce perso...

Je dis astuce personnelle car je l’expérimente, mais j’ai déjà vu beaucoup d’auteurs agir de cette manière : calquer ses personnages sur des amis, proches ou autres que l’on connait très bien et que l’on trouve intéressant(es) fonctionne très bien. Cela permet d’avoir des personnages à la fois complexes et totalement crédibles.

L'évolution des personnages

Un personnage doit progresser sur la longueur pour être apprécié. Là encore, attention au dosage et à la cohérence. Pour que votre personnage évolue, il doit se passer des événements qui le marquent particulièrement. 

Apprendre de ses erreurs, persister, changer sont autant de possibilités selon la personnalité de votre personnage, dans tous les cas, gardez en tête que le tout doit être cohérent : mettez-vous à la place de votre personnage.

 

En conclusion, retenez bien que sur un temps long, vous avez de grandes chances à ce que le lecteur s’attache à votre personnage.

À retenir !

  • Attention à deux gros écueils : le manque de caractérisation du personnage et le manque de cohérence du personnage
  • Faites réagir votre lecteur en caractérisant vos personnages et en les mettant en difficulté
  • Vos personnages doivent être uniques, personne n'a envie de lire la vie de Monsieur tout le monde
  • Votre personnage principal doit se dépasser sur la longueur pour rester dans le cœur de vos lecteurs

L’auto-édition est-elle pour tout le monde ?

Pour parler d’auto-édition, il faut avant parler d’édition tout court. Souvent on oppose un auteur édité et auteur auto-édité sur le terrain de la qualité de son écriture ou de son professionnalisme. On oppose assez souvent qu’un auteur auto-édité n’est pas un écrivain au sens noble du terme car celui-ci n’aura pas été adoubé par un éditeur reconnu. 

Pour Livres Particuliers, il n’y a pas de bon ou mauvais choix quant à l’édition d’un livre. Encore faut-il savoir pourquoi ce choix est fait vers l’un ou l’autre camp. 

Qu’est-ce qu’un succès de librairie ? 

Une mise au point s’impose. Souvent lorsqu’on souhaite écrire un livre, notre entourage ou nous même nous imaginons vendre des millions d’exemplaires de notre livre, alimentés que nous sommes de l’audience médiatique concentrée autour de certains livres. 

La réalité est bien loin de cet eldorado. Il existe bien des livres qui se vendent à des centaines de milliers d’exemplaires, mais à moins que vous ne soyez un membre de la liste ci-dessous, ne rêvez pas, c’est mission impossible. 

Comment se démarquer dans la marée de livres édités ?

En France, un livre édité se vend en moyenne entre 500 et 800 exemplaires pour un premier roman. Toutefois ce chiffre est largement tiré par les meilleures ventes puisqu’il s’agit d’une moyenne. 

En réalité, un livre se vend souvent à moins de 300 exemplaires sur l’année.

L’édition classique est-elle un objectif doré ? 

Oui et non. 

Cette réponse de Normand ne vous satisfait pas mais c’est la réalité. Cette réalité dépend des objectifs de chacun. 

Oui si

  • Votre rêve est d’être édité par une maison d’édition et le nombre de ventes importe peu : vous avez accès aux maisons d’écrivain et relevez du régime des artistes-auteurs.
  • Vous avez besoin d’être accompagné et pris en charge par un professionnel pour être à 100% sur votre écriture.

Non si :

  •  Vous rêvez que votre premier livre soit un best-seller (moins de 1% des livres publiés sont un best-seller)
  • Vous souhaitez être payé à chaque livre vendu : en moyenne il faut attendre 15 mois après le lancement du livre, pour que l’auteur récupère des droits d’auteurs, s’il en a.
  • Vous pensez avoir la belle vie et ne rien faire : de plus en plus, les auteurs sont mis à contribution dans la promotion commerciale de leur livres sur les salons et auprès des médias sans être payé pour cela. Rôle qui devrait normalement être pris en charge au maximum par la maison d’édition car il s’agit de son rôle. Sinon, autant s’auto-édité si c’est pour se retrouver à faire la même chose mais moins bien payé en pourcentage sur le livre. 

Et l’auto-édition alors ? 

Même si l’édition classique n’est pas forcément ce qu’on attend, l’auto-édition est-elle pour autant le graal pour un auteur ? 

Oui et non. 

Vous êtes habitué à cette demie-réponse teintée de compromis ? Voilà notre observation sur l’auto-édition : 

Oui si

  • Vous souhaitez être libre de tout contrat et conserver la totalité de vos droits d’auteurs
  • Percevoir plus que les 6 à 10% de droits qu’un contrat d’édition classique vous réserve
  • Être sur à 100% de voir votre livre édité
  • Le paiement immédiat au fur et à mesure des ventes des livres
  • Vous savez que les difficultés liées à l’auto-édition font une part intégrante de votre aventure
  • Vous n’avez pas besoin du regard et de l’approbation d’un éditeur
  • Vous pensez que le système de l’édition tel qu’il existe n’est pas le meilleur pour l’auteur
  • Même si vous n’avez pas un sou, vous pouvez imprimer votre livre sans avancer d’argent grâce à l’impression à la demande et aux livres numériques
  • Vous préférez toucher jusqu’à 70% de droits d’auteurs au lieu de maximum 10% avec un éditeur
  • On n’est jamais mieux servi que par soi-même

Non si

  • Vous ne nous sentez pas prêt à assumer le travail d’un éditeur : correction, réécriture, mise en page, s’occuper de l’impression, de la publication, de la distribution, démarchage pour déposer votre livre en librairie, constitution d’un réseau et d’une communauté de lecteurs par exemple. Etant donné la complexité afin d’être accepté à compte d’éditeur, certaines de ces tâches doivent de toute façon être faites par l’auteur
  • Vous ne vous sentez pas prêt à faire appel à des prestataires, qui seront indispensables pour faire certaines des tâches citées ci-dessus.

Qu’en pense Livres Particuliers ? 

Aujourd’hui, la chaîne du livre est en train de changer. Pour certains, les éditeurs sont le centre de tout, sans qui rien ne peux se faire. Pour d’autres, les éditeurs ne sont qu’un simple intermédiaire qui concentre ses efforts sur ses poulains qui lui rapportent de l’or quitte à en sacrifier d’autres. 

Certains ont besoin ou pensent avoir besoin qu’un éditeur leur prenne la main, alors que l’autre catégorie pense que le véritable créateur de valeur c’est l’auteur et non l’éditeur qui est un agent commercial. 

Cependant tout n’est pas à jeter dans le système d’édition classique, il y a seulement un changement de paradigme à opérer pour que le rapport de force penche enfin du côté de l’auteur sans qui rien n’existerait. 

Il ne faut pas non plus penser que les auteurs doivent rejeter totalement les éditeurs classiques  si ceux-ci justifient d’une plue-value commerciale qui va aider l’auteur à être reconnu plus largement. Toutefois, dans une économie du livre ou la stratégie consiste à inonder le marché en surproduisant, sans penser aux conséquences économiques et écologiques de tels actes, la place est minuscule en dehors des best-sellers. La prise de risque financière est le centre de la question pour les éditeurs qui ne mettent rien en oeuvre pour favoriser une diversité des livres. Il suffit de voir les prix auxquels ils vendent les livres numériques par rapport au prix d’un livre papier. La marge économique de l’éditeur orientant sa stratégie au détriment de l’auteur et du lecteur. 

Bien sûr, nous avons conscience qu’un grand nombre de petits éditeurs croulent sur leurs charges fixes qui ne sont pas compensées par la masse de leurs ventes (tout comme les libraires). Dans un contexte où il est complexe pour eux de sortir la tête de l’eau, il est impossible d’entrer pour eux dans un système où l’auteur est mieux rémunéré. Cela vient avant tout selon nous de problèmes inhérents à la chaîne du livre particulièrement en France. Nous y reviendrons.

Il suffit de voir des pépites et réussites du côté de l’auto-édition pour être sur que ce chemin n’est certainement pas celui de la honte, mais au contraire est celui de la reconnaissance en tant qu’auteur et écrivain. 

Pour n’en citer que quelques-un(e)s

  • Maliki et ses succès en financement participatifs
  • E.L. James (50 nuances de Grey)
  • Agnès-Martin Lugand (Les gens heureux lisent et boivent du café)
  • Hugh Howey (Silo : 500 000 livres vendus et droits d’adaptation achetés par Ridley Scott)
  • Aurélie Valognes (25 000 exemplaires de son premier livre numérique vendus)
  • Amélie Antoine (15 000 ventes sur amazon)
  • Les auteurs et autrices qui ne vendent pas des dizaines de milliers de livres mais qui sont très heureux d’avoir édité leur livre ! 
  • Vous ? 

Si vous souhaitez apprendre à éditer votre livre, à améliorer votre écriture, à vous publier ou même communiquer comme un auteur pro, avec ou sans maison d’édition, Livres Particuliers est justement là pour vous aider… Alors contactez-nous 🙂

Les mentions légales

Dans tous les livres, il y a des normes à respecter, celles-ci sont  les mentions légales. Pour avoir des mentions légales parfaites et réglementaires, il y a 5 indications à ajouter à votre livre.

  1. Le Copyright

Pour le copyright, il est à indiquer selon le modèle suivant :

© année de publication, le propriétaire des droits

Exemple : © 2018, Livres Particuliers

 

Pour le propriétaire des droits, il s’agit soit de vous-même, soit de l’éditeur ou une autre personne qui détiens les droits.

 

2. L’éditeur

Il faut indiquer le nom et l’adresse de l’éditeur. Comme par exemple ci-dessous :

Edition : Livres Particuliers,

123 avenue des pandas, 75000 Paris

3. L’imprimeur

La mention de l’imprimeur fonctionne de la même manière avec nom de l’imprimeur et son adresse.

Imprimeur : Pandaprint

124 rue des pandas roux, 75000 Paris

4. L’ISBN

Le numéro ISBN que vous avez reçu de la part de l’AFNIL est à recopier ici. Il s’agit du même numéro qui sert pour le code-barres. Faites le apparaître avec les tirets entre chaque groupe de nombre car sans les tirets il s’agit de l’EAN. Le numéro ISBN commence toujours par 978-2-xxxx-xxxx-x.

ISBN : 978-2-xxxx-xxxx-x

Pour savoir comment obtenir un numéro ISBN, le mettre sur son livre et le transformer en code-barres, rendez-vous sur le guide complet sur l’ISBN. (insérer le lien).

5. Le Dépôt légal

Le dépôt légal à la BNF est la dernière chose mentionnée dans cet article, mais n’en est pas moins important. Ainsi comme indiqué dans la formation ISBN/EAN/Dépôt légal, tous les livres doivent être déposés en un seul exemplaires à la BNF (Bibliothèque Nationale de France).

Pour savoir comment faire un dépôt légal, référez-vous au guide sur le dépôt légal ici

Ici vous devez simplement mentionner la date du dépôt légal. La présentation est la suivante : Dépôt légal : mois et année de la publication. Ci-dessous un exemple si le livre est publié en janvier 2018.

Dépôt légal : janvier 2018

Astuce :

En cas de doute malgré nos explications, n’hésitez pas à regarder les mentions légales d’un livre récent et à les reproduire avec vos informations.

Vous trouverez ci-dessous un visuel récapitulatif de ce qui a été énoncé plus haut.

Exemple de page comportant les mentions légales d'un livre

Les logiciels de correction

En tant qu’auteur, l’on se pose souvent la question de la correction orthographique. Si certains ont l’opportunité de compter sur un proche infaillible en orthographe disponible à tout moment, la majorité a souvent besoin d’une correction soit à un moment précis soit de façon trop fréquente pour abuser de la gentillesse d’un proche.

Quelles que soient les raisons, beaucoup d’auteurs ont besoin d’une correction. Si certains d’entre vous se sont déjà penchés sur la correction par un professionnel, vous pouvez vite comprendre qu’il vous faudra de grands moyens financiers avant de corriger votre manuscrit s’il s’agit d’un roman. Comptez environ deux euros tous les mille caractères. Sachant qu’en moyenne un manuscrit se compose de 350 000 caractères, on tombe sur du 350€ par correction sur une fourchette basse. Cela ne prend pas évidemment en compte une relecture seconde après modifications. Dans ce cas, il faudra payer à nouveau.

On comprend donc rapidement l’intérêt de se procurer un logiciel pour faire ce travail. L’intérêt peut être aussi de soulager son correcteur, pour les personnes qui feraient déjà naturellement beaucoup de fautes.

Cela étant dit, j’ai parcouru les différents logiciels de correction existants aujourd’hui. Si un correcteur venait à manquer, n’hésitez pas à le faire savoir pour que je mette à jour cet article.

Ceux qu’il nous manque aujourd’hui et qu’il nous est impossible de tester : Cordial Pro, ProLexis et Scribens Premium.

I – Les gratuits

  1. Language-tool
    Gratuit et Open-Source, s’il est loin d’être parfait, il est illimité en terme de taille de texte, et vous pouvez l’ajouter à LibreOffice ou Chrome. Il reste cependant un des meilleurs correcteurs gratuits. Si vous ne voulez/pouvez pas payer, c’est lui que nous vous conseillons si vous utilisez Chrome. Il laisse cependant parfois passer de belles coquilles.
  2. Grammalecte
    Dans la même veine que le précédent, avec une interface plus sympa et des propositions de correction plus précises. Conseillé spécifiquement pour les utilisateurs de Firefox ou Linux.
  3. Reverso/Cordial en ligne/Larousse
    Tous ces sites utilisent en fait le même moteur de correction, fourni par Cordial. Le résultat n’est pas mauvais, et similaire à celui de Language-tools. Le problème réside dans le fait que vous êtes limité en taille.
  4. BonPatron version gratuite
    Comme les précédents, il est limité en nombre de caractères en version gratuite. Sans être spécifiquement mauvais, il n’est pas meilleur que les autres, mais différent. Comprenez qu’il ne trouvera pas forcément les mêmes erreurs que les autres logiciels de correction. Un bon choix pour un court texte journalistique. Une bonne note sur la grammaire.
  5. Scribens version gratuite
    Comme le BonPatron, il est limité en nombre de caractères. Cependant, nous avons remarqué qu’il corrige de façon générale moins de fautes que les autres dans sa version gratuite. Avec ses publicités nombreuses, nous le déconseillons purement et simplement.
  6. Les correcteurs intégrés aux logiciels de traitement de texte
    Qu’il s’agisse du correcteur de Words, de Google Docs, on vous le dit clairement : attention ! Ces correcteurs trouvent souvent des erreurs qui ne sont pas des erreurs, voire corrigent de façon directe des fautes… en faisant une faute. Il faut donc être vigilant à cela, et de préférence désactiver la correction sur ces logiciels, afin d’utiliser un autre logiciel de correction que vous pouvez intégrer. Il y a presque toujours cependant la possibilité de paramétrer ces logiciels.
  7. Les correcteurs intégrés aux navigateurs internets
    Ceux de Chrome et Firefox permettent de repérer rapidement des fautes de frappe, mais pas des fautes plus complexes.

II – Les payants

  1. Le Robert Correcteur
    Ce logiciel est en fait le penchant pour les particuliers de l’éditeur qui fournit ProLexis, le logiciel professionnel de correction orthographique. Comparativement aux logiciels gratuits, on passe un cran au-dessus : la majorité des fautes est soit repérée (on vous indique un doute) soit corrigée. Le logiciel est complet et intègre également dictionnaires, règles de grammaire : tout le nécessaire pour écrire.
  2. Antidote
    Il s’agit sans doute du plus apprécié des auteurs indépendants. Il est assez similaire au Robert Correcteur, mais nous pouvons noter qu’il propose un bon nombre d’outils supplémentaires comme des analyses lexicographiques par exemple. Ici, le correcteur se charge de trouver la majorité des fautes tout comme sur le Robert Correcteur : mais ce n’est pas les mêmes qu’il laisse filer.
  3. Bon Patron Pro
    De facto, la correction n’est que très peu améliorée par rapport à la version gratuite : vous augmentez simplement le nombre de fonctionnalités dont une sauvegarde en ligne possible.

Pour terminer sur cet article, il est important de noter que rien ne remplace aujourd’hui une correction humaine. Même les meilleurs logiciels laissent passer encore peu de fautes. Sur une nouvelle de mille mots testée, aucun logiciel n’a oublié moins de 5 fautes.

Au-delà de cela, il y a aussi une importance de la maîtrise de la langue française pour un auteur. Connaître les règles nous paraît primordial afin de pouvoir justement jouer avec.

Les “Éditions XXX” acceptent votre manuscrit pour 1500€ !

Avec ce titre ironique, on veut dénoncer une réalité à laquelle sont confrontés beaucoup d’auteurs.

Ils cherchent un éditeur sur Internet, qui serait prêt à travailler avec eux afin de voir éclore en librairie leur manuscrit. Ils décident alors de taper « éditeur » dans leur moteur de recherche préféré. Et là, ils tombent sur cette magnifique liste : 

Dans cette liste, il n’y a malheureusement aucun éditeur qui va sérieusement sélectionner son texte. Et pour cause : le modèle économique de ces « maisons d’édition » ne repose pas sur le succès de votre livre, mais sur votre paiement de leurs prestations à l’entrée. (les plus malins d’entre vous auront sans doute vu l’encadré annonçant que ce sont des publicités. Quoiqu’il en soit, ces entreprises restent les mieux référencées.)

Distinguer édition à compte d’auteur et édition à compte d’éditeur

Leur nom donne déjà une indication utile : à compte d’auteur, l’auteur paie, à compte d’éditeur, l’éditeur paie. Mais ce n’est pas tout !

Le compte d’éditeur

Le compte d’éditeur, c’est l’édition qu’on qualifiera de “classique”. Le rôle de l’éditeur ici est de bien choisir les livres qui parviendront à toucher un certain lectorat correspondant à sa ligne éditoriale. Il va donc prendre les droits sur le livre dont il a besoin pour assurer une diffusion constante et pouvoir prendre les largesses commerciales nécessaires à la vente du livre. Dans ce mode d’édition, l’auteur perd donc certains droits sur son oeuvre (et « c’est tout »), contre :

  • La mise en page, le choix de la couverture, de la quatrième, la correction du livre (le tout étant évidemment un travail collégial, les détails varient selon les éditeurs)
  • Un à-valoir correspondant à une avance  sur les premières ventes (de 500 à 2000€ pour un premier roman)
  • De 7 à 12% du prix du livre par livre vendu
  • Quelques exemplaires
  • L’impression, la diffusion et distribution effective de son livre qui doit être disponible sur une période donnée (au moins un an)

Ce type de contrat d’édition entraîne des frais non-négligeables pour la maison d’édition qui s’engage alors vraiment corps et âme dans votre réussite. Vous n’avancez aucun frais, si ce n’est l’envoi du manuscrit papier au départ, si c’est demandé.

On touche d’ailleurs le problème principal du compte d’éditeur aujourd’hui, il y a énormément de postulants, dont beaucoup qui ne rentrent pas dans la ligne éditoriale. Ce traitement prend beaucoup de temps et d’argent.

Le compte d’auteur

 

L’édition à compte d’auteur ne pose pas tant problème tant qu’il n’est qu’un outil à disposition des auteurs. Et c’est bien là le souci que nous avons avec certaines d’entres elles qui jouent consciemment avec l’incompréhension des auteurs. Tous les auteurs ne savent pas faire la différence entre compte d’éditeur et compte d’auteur… Même si, et c’est justement le problème, on ne peut pas le savoir en un seul coup d’œil. 

Le compte d’auteur réside donc dans le fait de vous vendre l’intégralité ou non des prestations qui ont été offertes contre vos droits sur le livre par les maisons d’édition à compte d’éditeur. Vous payez donc la totalité (ou pour alléger la facture, certaines vous demandent de faire toute ou partie de ces travaux) :

  • Mise en page
  • Correction
  • Couverture
  • Quatrième de couverture
  • Impression
  • Diffusion
  • Distribution

Bien sûr, la facture peut vite monter. Mais aujourd’hui on trouve des contrats qui vont de 0€ à 3000€.

Nous pensons que le compte d’auteur n’est pas forcément à jeter, mais gardez tout de même en tête que le lectorat est précieux, et que les éditeurs ayant réussis à obtenir un lectorat fidèle réussissent facilement à trouver des acquéreurs. Inversement, réussir à trouver des lecteurs que ce soit en compte d’auteur ou en auto-édition relève du parcours du combattant… Pas impossible non plus cela dit ! Nous essayons de vous donner les clés pour distinguer tout cela.

Retenez par contre que lorsque les éditeurs à compte d’auteur ne vous « sélectionne » pas, vous n’êtes malheureusement pas pour autant un réel écrivain ayant un intérêt certain (malgré leurs compliments nombreux juste avant la demande du chèque).

Et c’est justement cette malhonnêteté pugnace de ces acteurs du compte d’auteur qui nous fait dire aujourd’hui qu’elle est à éviter. Ils jouent avec un secteur qui peine à satisfaire l’offre, ils savent que beaucoup d’auteurs sont prêts à tout pour « être édité », alors, ils en profitent en pariant sur la crédulité des auteurs qui se disent « je dois avancer de l’argent pour que mon livre soit imprimé et fonctionne » sauf qu’en pratique l’écrasante majorité des édités à compte d’auteur ne rentre pas dans ses frais.

À retenir !

  • Les maisons d'édition à compte d'auteur sont dissimulées sous une apparence de maison d'édition classique (nous vous ferons bientôt une liste pour vous repérer)
  • L'édition classique (à compte d'éditeur), c'est quand l'éditeur prend à sa charge tous les frais.
  • L'édition classique (à compte d'éditeur) est sélective, l'oeuvre proposée doit correspondre à la ligne éditoriale de l'éditeur.
  • L'édition à compte d'auteur est à étudier comme une prestation de service, ce qu'elle est en réalité.